Elections Régionales du 06 et 13 décembre 2015 - Je serai candidat sur la liste NOUVELLE DONNE , jeune parti qui a pu voir sa naissance grâce à Stéphane Hessel - Les INDIGNES - Pierre Larrouturou - économiste , ..... Ce blog sera consacré pendant quelques mois aux échanges participatifs entre la population de la Dracénie et Patrick Boulet dans le cadre des élections régionales du 06 et 13 décembre 2015. Sujets d'actualités locales, nationales, billets...

CM du 7 avril (5) - Compte administratif 2009

 

draguignan-8.jpgLe budget de 2009 aura été un budget d’austérité marqué par des coupes sombres dans les dépenses. Les dépenses réelles de fonctionnement ont baissé de 2,8 %, soit de 31,6 M€ à 30,7 M€.

Il s’agit d’un renversement de tendance par rapport aux années antérieures, années de laisser-aller, marquées par l’emballement des frais de gestion et la croissance des effectifs.

La rigueur imposée en 2009 n’est pas principalement due aux effets de la crise économique. En effet, le montant des dotations reçues, notamment de l’Etat, a continué de progresser sensiblement (+ 4,8 %), de même que le produit des impôts et taxes, quoique à un rythme ralenti (+ 1,5 %).

1 - Les charges de personnel ont baissé de 3,6 % : c’est sur la masse salariale qu’ont été faites les plus grosses économies.

Cette diminution brutale démontre le bien-fondé des critiques récurrentes de l’opposition sur les recrutements excessifs des dernières années, qui ont précipité la mairie dans une impasse financière.

Observer que l’effort d’austérité est presque entièrement supporté par les agents non titulaires, les stagiaires et les contractuels, dont le nombre d’emplois pourvu est passé de 85 à la fin 2008 à 51 à la fin 2009. En revanche, les effectifs de fonctionnaires n’ont presque pas bougé : de 474 à 471.

Cependant, il faudra des années pour effacer la dérive antérieure. Malgré le licenciement des non titulaires et le premier coup de frein apporté aux recrutements en 2009, la commune de Draguignan reste dans une situation anormale. Les dépenses de personnel représentent 58 % des budgets de fonctionnement (au lieu de 54 % dans les communes de la même strate démographique) alors que de nombreux services publics à fort taux de main d’œuvre ont été privatisés à Draguignan (eau, assainissement, propreté, restauration) ou transférés à la communauté d’agglomération.

2 - Un tribut important a été payé par les associations dracénoises : leurs subventions ont baissé de 22 %, de 1.584.000 € à 1.241.000 €.

Elles ont été ponctionnées pour réparer les erreurs de la gestion municipale au moment même où, du fait de la crise, elles auraient dû être le vecteur des actions de solidarité tournées vers les Dracénois les plus en difficulté. Exemples :

Centre social des Collettes : 116.500 € → 90.500 €, soit – 22 %

Secours populaire : 3.000 € → 2 .500 €

Animation dracénoise : 134.000 → 114.000€

3 - Hausse modérée des charges à caractère général (frais de gestion) : + 2,9 %

En particulier, les deux postes de dépenses les plus importants ont connu des augmentations non négligeables : les dépenses d’alimentation (restauration scolaire) : + 2,6 % ; le contrat avec le groupe Pizzorno pour la propreté des rues : + 3,6 %. Il est vrai qu’il ne faut pas mettre en péril la qualité des services publics.

Reconnaître les efforts réels faits en 2009 pour réduire des postes de dépenses qui ont connu des hausses abusives au cours des dernières années. Exemples :

Frais de téléphonie : 182.000 € → 167.000 €

Fêtes cérémonies : 527.000 € → 284.000 €

Réceptions : 23.000 € → 3.000 €

Ces brusques inversions de tendance confirment l’existence des excès antérieurs, dénoncés maintes fois par l’opposition et toujours niés la main sur le cœur par la municipalité.

Il existe encore un manque de rigueur sur certains postes de dépenses importants où de fortes augmentations ont été enregistrées en 2009, choquantes à l’intérieur d’un budget d’austérité générale. Exemples :

Consommations d’eau : 77.000 € → 133.000 €, soit + 72 %

Consommations d’électricité : 821.000 € → 940.000 €, soit + 15 %

Ce premier tour de vis budgétaire (qui ne sera sans doute pas le dernier) a permis d’améliorer significativement l’épargne dégagée pour financer les investissements, c’est-à-dire la différence entre les recettes réelles de fonctionnement et les dépenses réelles de fonctionnement, qui s’est élevée à 4,3 M€ en 2009 au lieu de 3,4 M€ en 2008.

Ce sursaut aurait dû permettre de relancer quelque peu les travaux d’investissements financés par le budget principal de la Ville, ce qui aurait été bien utile aux entreprises locales en cette période de crise économique. Ce n’est pourtant pas ce qui s’est passé.

Les dépenses d’investissement (immobilisations corporelles et immobilisations en cours) ont fortement chuté au budget principal en 2009 : 5,05 M€ →3,4 M€. Ce qui a permis d’éviter un nouveau recours à l’emprunt au budget principal. Car, là aussi, il fallait absolument inverser la tendance à l’endettement sans cesse croissant des années antérieures. Le budget principal de la Ville de Draguignan était dans le rouge et ne pouvait plus emprunter davantage.

Du coup, l’encours de la dette au budget principal a baissé de 58,5 M€ à 55 M€. Cependant, même dans ces conditions, il reste très élevé. Il représente encore 157 % des recettes réelles de fonctionnement, soit près du double de la proportion observée dans les villes de la même strate démographique (81 %).

Grâce aux travaux financés sur les budgets annexes, les dépenses totales d’investissement se sont maintenues à 9,9 M€ en 2009 au même niveau qu’en 2008. La dette totale est passée à 61,7 M€. Ce qui reste le niveau le plus élevé jamais enregistré à Draguignan.

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