Elections Régionales du 06 et 13 décembre 2015 - Je serai candidat sur la liste NOUVELLE DONNE , jeune parti qui a pu voir sa naissance grâce à Stéphane Hessel - Les INDIGNES - Pierre Larrouturou - économiste , ..... Ce blog sera consacré pendant quelques mois aux échanges participatifs entre la population de la Dracénie et Patrick Boulet dans le cadre des élections régionales du 06 et 13 décembre 2015. Sujets d'actualités locales, nationales, billets...

Gaz de schiste...où en sommes-nous (4) ?

Des autorisations d’exploration et d’exploitation du gaz de schiste ont été délivrées au printemps 2010 par le Ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du développement et de l’Aménagement durables aux grands Groupes (Total, Schuepbach-Energy (USA), en discussion avec GDF-Suez) dans diverses zones couvrant une partie du sud de la France dont la Provence Verte. Il s’agit notamment du permis d’exploration dit « de Brignoles » accordé en mars 2010 à la société Schuepbach-Energy et qui concerne près de 7000 km2 dans la Région Provence –Alpes –Côte d’Azur dont les ¾ du Var).

Les techniques d’exploitation des gaz de schiste consistent en de multiples forages, des fracturations explosives et hydrauliques, l’usage de volumes d’eau considérables et de solvants chimiques en grande quantité. Un article de Sylvain Cypel, envoyé spécial à Dimock, Pensylvanie, USA, intitulé « Un eldorado empoisonné » paru dans le journal Le Monde des 3  et 4 avril 2011 et le film documentaire « Gasland : le scandale de l’eau empoisonnée »,  programmé le 4 avril sur la chaîne de télévision Canal + et projeté en salles de cinéma à partir du  6 avril 2011, montrent les dégâts de grande ampleur  et irréversibles apportés à l’environnement par ces techniques.

Ces techniques  entraînent en effet :

-Une consommation d’eau très importante (10 à 25 millions de litres injectés par forage),

-Des risques énormes de pollution de la nappe phréatique par les produits chimiques employés (métaux lourds, produits toxiques ou cancérigènes,…)(risques pour l’eau potable),

-Des fuites de gaz lors de leur extraction, 

-Une pollution atmosphérique et, plus généralement, diverses nuisances liées à la circulation des camions nécessaires au transport de l’eau,

-La nécessité de forer des puits jusqu’à 2000 à 3000 mètres de profondeur toutes les quelques centaines de mètres entraînant ainsi un risque de déstabilisation du sol en profondeur et des conséquences patrimoniales très négatives en surface.

 

La décision de Jean-Louis Borloo, alors Ministre de l’Ecologie, d’autoriser l’exploration et l’exploitation de gisements de gaz des schistes en France, et en particulier dans notre région particulièrement fragile en termes d’environnement, a été prise en l’absence totale de concertation préalable des représentants des collectivités locales, des acteurs territoriaux et de la population. Cette décision est scandaleuse, d’autant plus qu’aucune étude d’impact indépendante, bien que nécessaire, n’avait été réalisée.

Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a remplacé J-L Borloo au Ministère de l’Ecologie, poussée par les protestations massives des français habitant les zones concernées, vient de décider, avec retard, un moratoire jusqu’au 15 avril 2011 afin d’étudier les risques  liés à l’exploitation du gaz de schiste. Ce moratoire est une décision positive, mais nous devons nous mobiliser pour que ce moratoire ne demeure  pas lettre morte APRES le 15 avril et qu’une véritable étude scientifique par des organismes indépendants soit commandée par le  Ministère avant toute décision.

Je tiens à exprimer mes craintes les plus vives quant au recours à des technologies de prospection et d’exploitation par hydro-fracturation horizontale, encore très mal maîtrisées et faillibles. Je suis très inquiet quant aux conséquences sociales, économiques et environnementales d’une telle exploitation du gaz de schiste, en l’état actuel des connaissances scientifiques, aussi j’estime qu’il faut interdire la prospection et l’exploitation de cet hydrocarbure non conventionnel. D’autres technologies d’exploitation du gaz de schiste, préservant, elles, l’environnement, seront peut-être concevables dans le futur, grâce au progrès technique, mais ce n’est absolument pas le cas actuellement.

Pour terminer, voici deux nouvelles très récentes du « front »

Le Conseil Municipal de Garéoult, comme de nombreux autres conseils municipaux de communes du Var, conscient des risques liés à l’exploitation du gaz de schiste a voté  à l’unanimité, le 9 mars 2011, une motion pour l’interdiction de toute prospection de cet hydrocarbure non conventionnel.

Une manifestation citoyenne pour protester contre le « permis de Brignoles » d’exploitation du gaz de schiste aura lieu le 15 avril à 14 h à Brignoles (passage devant la mairie et la sous-préfecture).

 

Une mobilisation massive contre la prospection et l’exploitation du gaz de schiste est essentielle pour la préservation de notre environnement.

 

Bernard FONTAINE

Conseiller Municipal de Garéoult

Secrétaire Fédéral à la Recherche et à l’Université, PS 83

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J
<br /> Restons vigileants......rien n'est fait !<br /> <br /> François Fillon, ce jeudi 13 avril :<br /> <br /> " ... Il n'est pas question de sacrifier notre environnement, mais il n'est pas question non plus de fermer la porte à des progrès technologiques qui permettraient demain d'accéder à de nouvelles<br /> ressources énergétiques ...".<br /> <br /> <br />
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T
<br /> Pour une information plus complète et actuelle :<br /> http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/0201288338256-gaz-de-schiste-l-etat-decide-a-interdire-les-forages.html<br /> <br /> <br />
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